Photovoltaïque flottant : réglementation et études en France

20 juillet 2026

Centrale photovoltaïque flottante installée sur un plan d’eau artificiel en France

 

Pour concilier l’accélération du déploiement solaire prévue par la PPE3 et les objectifs nationaux de sobriété foncière, les développeurs photovoltaïques doivent aujourd’hui diversifier les gisements mobilisables pour accueillir de nouvelles capacités de production d’électricité renouvelable.

La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie fixe notamment un objectif de 48 GW de puissance photovoltaïque installée en France à l’horizon 2030. Dans le même temps, la trajectoire du ZAN, ou Zéro Artificialisation Nette, impose de mieux maîtriser la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers. Pour les développeurs, producteurs d’énergie et investisseurs, cette situation renforce l’intérêt de solutions permettant de développer de nouvelles centrales solaires tout en limitant la mobilisation de nouveaux terrains. Pour mieux comprendre ces enjeux, découvrez également notre analyse consacrée aux objectifs de la PPE3 pour le photovoltaïque en 2026.

 

Les plans d’eau artificiels, un nouveau gisement pour le photovoltaïque

Parmi les gisements susceptibles d’être valorisés figurent certains plans d’eau artificiels : anciennes carrières, gravières, retenues artificielles ou encore certains bassins industriels. Le photovoltaïque flottant consiste à installer des modules photovoltaïques sur des structures flottantes maintenues à la surface d’un plan d’eau grâce à un système de mouillage et d’ancrage spécifique.

Cette technologie permet ainsi de produire de l’électricité renouvelable sans occuper directement de nouvelles surfaces terrestres. Elle offre une solution complémentaire aux centrales photovoltaïques au sol, alors même que les contraintes liées à la consommation d’ENAF prennent une place croissante dans le développement des projets. À ce sujet, AVEIL détaille également les conditions permettant de bénéficier d’une exemption ENAF pour certains projets photovoltaïques.

Toutefois, la conception d’une centrale photovoltaïque flottante présente des contraintes bien différentes de celles rencontrées sur une installation photovoltaïque terrestre. Bathymétrie, hydraulique, géotechnique, ancrages, environnement, qualité de l’eau, raccordement électrique ou encore réglementation : chaque paramètre doit être étudié suffisamment tôt afin de sécuriser la faisabilité technique, administrative et économique du projet. L’accompagnement par un bureau d’études spécialisé devient donc un élément déterminant pour coordonner ces différentes expertises et anticiper les risques avant d’engager des investissements importants.

 

Quel est le potentiel du photovoltaïque flottant en France ?

Le développement du photovoltaïque français connaît une accélération importante. Avec un objectif fixé à 48 GW de puissance installée en 2030, la PPE3 confirme la place stratégique de l’énergie solaire dans le mix électrique français. Cependant, l’augmentation des capacités photovoltaïques doit désormais composer avec plusieurs contraintes : disponibilité du foncier, préservation de la biodiversité, acceptabilité locale, capacité des réseaux électriques et objectifs de réduction de l’artificialisation.

Le photovoltaïque flottant constitue dans ce contexte une solution complémentaire pour valoriser certains espaces déjà artificialisés ou anthropisés. Les anciennes carrières et gravières en eau présentent notamment un intérêt particulier. Leur exploitation passée peut avoir laissé place à des plans d’eau disposant de surfaces importantes, parfois sans nouvel usage économique majeur.

Le développement d’une centrale solaire flottante permet alors d’envisager une nouvelle valorisation du site. Le projet O’MEGA 1, implanté à Piolenc dans le Vaucluse sur le plan d’eau d’une ancienne carrière, constitue notamment l’un des exemples emblématiques du développement de cette technologie en France.

 

Quels sont les avantages du photovoltaïque flottant ?

Au-delà de l’optimisation du foncier disponible, le photovoltaïque flottant peut présenter plusieurs avantages. Selon la conception de l’installation et les caractéristiques climatiques du site, la proximité de l’eau peut notamment contribuer à maintenir un environnement thermique plus favorable autour des modules photovoltaïques.

La couverture partielle d’un plan d’eau peut également participer à la réduction de son évaporation. L’importance de cet effet dépend toutefois du taux de couverture, des conditions météorologiques, de la configuration du site et de la technologie employée.

Enfin, le photovoltaïque flottant permet de développer de nouvelles capacités de production renouvelable en limitant la mobilisation directe de terrains naturels ou agricoles. Ces avantages ne doivent cependant pas occulter les nombreuses contraintes techniques et environnementales propres à ce type d’installation.

 

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Quels plans d’eau sont adaptés à une centrale photovoltaïque flottante ?

Tous les plans d’eau ne peuvent pas accueillir une centrale photovoltaïque flottante. Avant de lancer des études détaillées et coûteuses, une analyse de préfaisabilité doit permettre d’identifier les sites présentant le meilleur potentiel. Cette première étape repose sur l’analyse croisée de plusieurs critères.

 

L’origine et la nature du plan d’eau

La première question concerne l’origine du plan d’eau.

Les plans d’eau naturels présentent généralement des enjeux écologiques et réglementaires importants. Le développement photovoltaïque flottant s’oriente donc prioritairement vers certains plans d’eau artificiels ou fortement anthropisés.

Il peut notamment s’agir :

  • d’anciennes carrières ;
  • de gravières ;
  • de retenues artificielles ;
  • de bassins industriels ;
  • de certains réservoirs artificiels.

 

La nature du site ne suffit toutefois pas à déterminer sa faisabilité. Chaque projet doit faire l’objet d’une analyse spécifique prenant en compte son environnement, son historique, ses usages actuels ainsi que les contraintes réglementaires applicables.

 

La coexistence avec les usages existants

Un plan d’eau peut déjà remplir plusieurs fonctions. Il peut être utilisé pour la pêche, les loisirs, les activités nautiques, la gestion hydraulique, l’irrigation ou encore certaines activités industrielles.

Ces usages doivent être identifiés dès les premières phases du projet. Une centrale photovoltaïque flottante ne couvre généralement qu’une partie du plan d’eau. Son implantation peut ainsi être conçue afin de préserver certains usages existants ou d’organiser une cohabitation entre plusieurs activités. Cette réflexion en amont permet également de réduire les risques de conflits d’usage, d’opposition locale ou de recours ultérieurs.

 

La profondeur et la bathymétrie

La connaissance précise du plan d’eau constitue l’une des bases de la conception d’une centrale photovoltaïque flottante. Une étude bathymétrique permet de mesurer les profondeurs et de cartographier avec précision la morphologie du fond.

Les données recueillies servent notamment à identifier les zones les plus adaptées à l’installation des structures flottantes, à repérer d’éventuelles irrégularités du fond et à mieux caractériser la profondeur du plan d’eau. Elles permettent également d’étudier les différentes solutions d’ancrage envisageables et de dimensionner les lignes de mouillage en fonction des caractéristiques du site.

Associées à l’analyse des variations du niveau de l’eau, ces informations sont essentielles pour concevoir un système d’ancrage fiable et adapter l’implantation générale de la centrale photovoltaïque flottante aux contraintes réelles du plan d’eau.

 

La stabilité des berges

Les berges jouent également un rôle majeur dans la conception du projet. Selon la solution technique retenue, elles peuvent accueillir certains équipements électriques, des accès de maintenance, des ouvrages de génie civil ou des dispositifs d’ancrage. Une analyse de leur stabilité est donc nécessaire afin d’éviter les risques de glissement, d’érosion ou de dégradation susceptibles d’affecter les infrastructures de la centrale.

 

Les enjeux environnementaux

L’analyse environnementale doit intervenir suffisamment tôt dans le développement du projet. La présence d’habitats naturels sensibles, d’espèces protégées, de zones humides, de corridors écologiques ou d’un périmètre Natura 2000 peut influencer fortement la conception de l’installation. Une identification tardive de ces enjeux peut conduire à modifier l’implantation prévue, réduire la surface exploitable ou rallonger les procédures administratives. L’étude d’impact environnemental d’un projet photovoltaïque constitue donc un élément central dans la sécurisation des projets présentant des enjeux écologiques significatifs.

 

La proximité du réseau électrique

Un excellent potentiel solaire ne suffit pas à garantir la rentabilité d’un projet. La capacité à évacuer l’électricité produite vers le réseau public constitue l’un des critères déterminants de la faisabilité économique. Il est donc essentiel d’étudier suffisamment tôt :

  • la distance jusqu’aux infrastructures électriques existantes ;
  • les solutions de raccordement envisageables ;
  • les capacités d’accueil disponibles ;
  • les éventuels besoins de renforcement du réseau ;
  • le coût prévisionnel du raccordement ;
  • les délais nécessaires à sa réalisation.

 

Cette première analyse permet d’éviter d’engager des études coûteuses sur un projet dont le raccordement serait techniquement complexe ou économiquement disproportionné.

 

Quelles études réaliser avant l’installation de panneaux solaires flottants ?

Le développement d’une centrale photovoltaïque flottante nécessite la réalisation de plusieurs études techniques, environnementales et réglementaires. Elles constituent le socle de la conception du projet.

 

L’étude bathymétrique

La bathymétrie permet d’obtenir une cartographie détaillée du fond du plan d’eau et de ses profondeurs.

Elle contribue notamment à :

  • déterminer les zones exploitables ;
  • identifier les variations de profondeur ;
  • dimensionner les lignes d’ancrage ;
  • définir les longueurs de mouillage ;
  • localiser les éventuels obstacles ;
  • identifier les secteurs présentant des contraintes particulières.

 

Ces informations sont directement utilisées lors de la conception du système d’ancrage.

 

Les études hydrauliques et hydrologiques

Le niveau d’un plan d’eau n’est pas nécessairement constant. Selon son alimentation et son usage, il peut varier au cours de l’année sous l’effet des précipitations, de l’évaporation, des prélèvements, des apports hydrauliques ou de la gestion du site. L’étude hydraulique permet notamment d’analyser :

  • les niveaux d’eau observés ;
  • les amplitudes de marnage ;
  • les variations saisonnières ;
  • les situations hydrologiques exceptionnelles ;
  • les risques associés aux crues ;
  • l’exposition du site aux phénomènes météorologiques.

 

Ces données permettent ensuite d’adapter les systèmes de mouillage et d’ancrage afin que la centrale puisse accompagner les variations du niveau d’eau tout en restant correctement positionnée.

L’analyse des vents constitue également un paramètre important, les structures flottantes pouvant être soumises à des efforts mécaniques significatifs lors d’événements météorologiques extrêmes.

 

Les études environnementales

L’environnement aquatique présente des caractéristiques spécifiques qui doivent être intégrées à la conception d’un projet photovoltaïque flottant. Selon les enjeux du site, les études peuvent notamment porter sur :

  • l’avifaune ;
  • les habitats naturels ;
  • les espèces protégées ;
  • la faune aquatique ;
  • les continuités écologiques ;
  • les zones humides ;
  • la qualité de l’eau ;
  • les effets potentiels liés à la couverture partielle du plan d’eau.

 

L’objectif est d’identifier les enjeux suffisamment tôt pour adapter la conception de la centrale. Selon les résultats des inventaires, il peut notamment être nécessaire de modifier le taux de couverture, la disposition des îlots photovoltaïques, les accès, les équipements à terre ou certaines caractéristiques des systèmes d’ancrage.

 

Les études géotechniques

La géotechnique intervient principalement dans la conception des systèmes d’ancrage et des ouvrages implantés sur les berges. Elle permet notamment d’évaluer :

  • la nature des sols ;
  • la stabilité des berges ;
  • les caractéristiques mécaniques du terrain ;
  • les solutions d’ancrage envisageables ;
  • la faisabilité des ouvrages de génie civil.

 

Les résultats obtenus doivent être croisés avec les données bathymétriques et hydrauliques afin de sélectionner une solution d’ancrage adaptée au site.

 

Quelle réglementation pour le photovoltaïque flottant en France ?

Le cadre réglementaire d’une centrale photovoltaïque flottante doit être étudié au cas par cas. Contrairement à une idée répandue, l’installation d’une centrale sur un plan d’eau ne signifie pas automatiquement que le projet relève d’une autorisation unique ou systématique au titre de la loi sur l’eau. Les procédures applicables dépendent des caractéristiques du site, de la nature des travaux, de la puissance de la centrale et des impacts potentiels du projet. Une analyse réglementaire réalisée dès la phase de préfaisabilité permet d’identifier les procédures à engager et de les intégrer au calendrier de développement.

 

La loi sur l’eau et la réglementation IOTA

Les projets susceptibles d’avoir une incidence sur l’eau ou les milieux aquatiques peuvent relever de la nomenclature IOTA : Installations, Ouvrages, Travaux et Activités. Dans le cadre d’une centrale photovoltaïque flottante, il est donc nécessaire d’analyser précisément les opérations prévues et leurs incidences potentielles. Le régime applicable dépend des rubriques de la nomenclature concernées et des seuils réglementaires associés.

Selon les caractéristiques du projet, certaines opérations peuvent ainsi relever d’un régime de déclaration ou d’une autorisation environnementale. L’analyse doit notamment prendre en compte les éventuels travaux réalisés sur le plan d’eau, les berges, les zones humides ou les milieux aquatiques concernés. Cette qualification réglementaire en amont permet au porteur de projet de mieux anticiper le contenu des études et des dossiers administratifs nécessaires.

 

L’évaluation environnementale du projet

La réglementation environnementale prévoit des seuils spécifiques pour les installations photovoltaïques qui ne sont pas implantées sur des toitures. Les installations photovoltaïques d’une puissance égale ou supérieure à 1 MWc sont notamment soumises à une évaluation environnementale systématique dans le cadre prévu par l’article R.122-2 du Code de l’environnement, tandis que les installations d’une puissance égale ou supérieure à 300 kWc peuvent relever d’un examen au cas par cas.

Toutefois, l’analyse réglementaire ne doit pas se limiter à la seule puissance photovoltaïque. Les autres composantes du projet et les travaux nécessaires à sa réalisation doivent également être pris en compte afin d’identifier l’ensemble des rubriques réglementaires susceptibles de s’appliquer.

Lorsqu’un projet est susceptible d’avoir une incidence significative sur un site Natura 2000, une évaluation des incidences peut également être nécessaire. L’objectif est alors d’évaluer les effets potentiels du projet sur les habitats et les espèces ayant justifié la désignation du site.

 

Les autorisations d’urbanisme

Les installations photovoltaïques flottantes et leurs équipements associés doivent également être analysés au regard du Code de l’urbanisme. Selon les caractéristiques du projet, sa puissance, son implantation et les règles locales applicables, une autorisation d’urbanisme peut être nécessaire. L’instruction peut mobiliser plusieurs services et nécessiter la prise en compte du document d’urbanisme applicable sur la commune concernée. Dans certaines zones présentant des enjeux patrimoniaux ou paysagers spécifiques, des consultations complémentaires peuvent également intervenir. Il est donc indispensable d’identifier le cadre urbanistique du projet dès la phase de développement.

 

L’autorisation environnementale

Lorsqu’un projet relève du régime de l’autorisation environnementale, la procédure permet de regrouper plusieurs autorisations ou démarches environnementales nécessaires à sa réalisation. Selon les caractéristiques du projet, elle peut notamment concerner une autorisation IOTA, une dérogation relative aux espèces protégées ou encore une autorisation de défrichement lorsqu’elle est nécessaire.

L’instruction mobilise alors les services de l’État compétents en fonction de la nature du projet et des enjeux identifiés. Pour les projets photovoltaïques flottants complexes, la coordination entre les études techniques, les inventaires environnementaux et les procédures administratives constitue donc un enjeu majeur. Une étude réalisée trop tardivement peut entraîner une modification importante du projet et allonger son calendrier de développement.

 

Centrale photovoltaïque flottante installée sur un plan d’eau artificiel en France

 

Quels sont les principaux défis techniques d’une centrale photovoltaïque flottante ?

Contrairement à une centrale solaire au sol, une installation photovoltaïque flottante évolue dans un environnement mobile et soumis à des contraintes hydrauliques permanentes. La conception doit donc tenir compte de paramètres spécifiques.

 

Le dimensionnement des systèmes d’ancrage

Le système d’ancrage permet de maintenir la centrale photovoltaïque flottante à l’intérieur de sa zone d’implantation tout en autorisant les mouvements nécessaires liés aux variations du niveau de l’eau.

Selon les caractéristiques du site, plusieurs solutions peuvent être envisagées. La centrale peut notamment être ancrée sur les berges, directement au fond du plan d’eau, à l’aide de corps-morts ou encore grâce à des dispositifs spécifiques combinant plusieurs techniques dans le cadre d’une solution hybride.

Le choix du système d’ancrage dépend de nombreux paramètres techniques. La profondeur du plan d’eau, les résultats de l’étude bathymétrique, la nature du fond, la stabilité des berges, l’amplitude du marnage, l’exposition au vent ainsi que les contraintes hydrauliques doivent notamment être analysés avec précision.

Un dimensionnement insuffisant ou mal adapté aux caractéristiques du site peut compromettre la stabilité des structures flottantes et générer des risques pour la sécurité et la pérennité de l’installation. La conception du système d’ancrage constitue donc l’une des étapes techniques majeures dans le développement d’une centrale photovoltaïque flottante.

 

Le câblage électrique

L’environnement aquatique impose une attention particulière à la conception du réseau électrique. Les câbles et connectiques doivent être sélectionnés et installés afin de résister aux contraintes rencontrées sur le site : humidité, mouvements des structures, variations du niveau d’eau ou encore contraintes mécaniques. Une conception adaptée doit notamment assurer la protection des câbles, limiter les efforts mécaniques et faciliter les opérations de maintenance.

 

La corrosion et la durabilité des équipements

L’exposition permanente à un environnement humide impose également de sélectionner des matériaux présentant une résistance adaptée à la corrosion. Les équipements métalliques, systèmes de fixation et composants mécaniques doivent être conçus pour maintenir leur niveau de performance pendant toute la durée d’exploitation de la centrale. Les flotteurs sont fréquemment conçus à partir de matériaux polymères adaptés aux contraintes du milieu aquatique, notamment le polyéthylène haute densité. Le choix des matériaux doit toutefois être réalisé en fonction des caractéristiques techniques du projet et des exigences environnementales du site.

 

La maintenance

L’exploitation et la maintenance d’une centrale flottante nécessitent également une organisation spécifique. L’accès aux panneaux photovoltaïques et aux équipements électriques peut être plus complexe que sur une centrale terrestre.

Selon la conception de l’installation, les équipes peuvent avoir besoin :

  • d’équipements nautiques ;
  • de moyens d’accès spécifiques ;
  • d’équipements de protection adaptés ;
  • de procédures d’intervention particulières.

 

Ces contraintes doivent être intégrées dès la conception afin de faciliter les opérations de maintenance préventive et corrective pendant toute la durée d’exploitation.

 

Le raccordement électrique d’une centrale photovoltaïque flottante

Le raccordement constitue l’un des éléments les plus importants dans l’analyse économique d’un projet. Les anciennes carrières et gravières susceptibles d’accueillir une centrale photovoltaïque flottante peuvent être situées à distance des infrastructures électriques disposant d’une capacité suffisante. Une première analyse du réseau doit donc être réalisée dès la phase de préfaisabilité.

Elle permet notamment de :

  • identifier les solutions de raccordement envisageables ;
  • évaluer la distance jusqu’aux infrastructures électriques existantes ;
  • analyser les capacités d’accueil du réseau ;
  • anticiper les éventuels travaux nécessaires ;
  • estimer les coûts ;
  • identifier les délais susceptibles d’affecter le calendrier du projet.

 

Une installation de production dont la puissance installée dépasse 250 kVA ne peut pas être raccordée au réseau public de distribution en basse tension. Pour les projets de puissance supérieure, un raccordement en HTA est généralement étudié. Les centrales de très forte puissance peuvent nécessiter d’autres solutions de raccordement en fonction des caractéristiques du projet, de la capacité du réseau disponible et des prescriptions du gestionnaire concerné.

Pour approfondir cette problématique, AVEIL détaille les différences entre le raccordement HTA et HTB d’une centrale solaire. La disponibilité théorique d’une infrastructure électrique à proximité ne garantit toutefois pas qu’une capacité suffisante soit immédiatement disponible.

La saturation des postes sources et les capacités d’accueil du réseau Enedis doivent donc être intégrées suffisamment tôt dans l’analyse du projet. Un raccordement complexe ou nécessitant des travaux importants peut représenter une part significative de l’investissement global et influencer directement la rentabilité de la centrale.

 

Combien coûtent les études d’un projet photovoltaïque flottant ?

Le coût des études préalables dépend fortement des caractéristiques propres à chaque projet. Il n’existe donc pas de budget unique applicable à l’ensemble des centrales photovoltaïques flottantes.

Le montant à prévoir varie notamment en fonction de la superficie du plan d’eau, de sa profondeur, de sa morphologie, de la complexité des relevés bathymétriques et de l’amplitude des variations du niveau de l’eau. La solution d’ancrage envisagée, les enjeux environnementaux identifiés, la durée des inventaires écologiques, les besoins en études géotechniques ou encore la complexité du raccordement électrique peuvent également avoir un impact important sur le coût global des études.

À cela s’ajoutent les procédures administratives nécessaires, dont le niveau d’exigence dépend directement des caractéristiques du site et des contraintes réglementaires applicables.

 

Pourquoi réaliser une étude de préfaisabilité en amont ?

Un projet implanté sur un site présentant peu de contraintes ne nécessitera pas le même niveau d’investigation qu’une centrale située à proximité de zones humides, d’habitats sensibles ou d’espaces présentant des enjeux écologiques importants.

L’objectif d’une étude de préfaisabilité est précisément d’identifier ces contraintes suffisamment tôt afin d’évaluer la viabilité technique, environnementale et économique du projet. Cette approche permet au développeur d’éviter d’engager des budgets importants sur un site dont la faisabilité pourrait être fortement compromise par des contraintes techniques, réglementaires, environnementales ou liées au raccordement électrique.

 

Pourquoi faire appel à un bureau d’études spécialisé en photovoltaïque flottant ?

Le photovoltaïque flottant mobilise plusieurs domaines de compétences qui doivent fonctionner de manière coordonnée. Un projet peut nécessiter l’intervention de spécialistes en :

  • ingénierie photovoltaïque ;
  • bathymétrie ;
  • hydraulique ;
  • hydrologie ;
  • géotechnique ;
  • environnement ;
  • électricité ;
  • raccordement ;
  • réglementation ;
  • génie civil.

 

La difficulté ne réside donc pas uniquement dans la réalisation de chaque étude prise séparément. La réussite du projet dépend également de la capacité à croiser les résultats obtenus afin de concevoir une centrale techniquement cohérente et réglementairement sécurisée.

Les données bathymétriques influencent par exemple la conception des ancrages. Les résultats des inventaires environnementaux peuvent modifier l’implantation des structures flottantes. Les contraintes hydrauliques peuvent imposer une adaptation du mouillage. Enfin, les capacités du réseau électrique peuvent remettre en question l’équilibre économique global du projet.

Le rôle d’une AMO ou d’une MOE spécialisée consiste donc à coordonner l’ensemble de ces paramètres sur toute la durée du développement. Faire appel à un bureau d’études photovoltaïque spécialisé en AMO et MOE permet ainsi au porteur de projet de disposer d’une vision globale et cohérente de son opération.

 

Que faut-il retenir du photovoltaïque flottant en France ?

Dans un contexte marqué par l’accélération du développement des énergies renouvelables et par la nécessité de mieux maîtriser l’utilisation du foncier, certains plans d’eau artificiels constituent un gisement particulièrement intéressant pour le photovoltaïque.

Les anciennes carrières, gravières, retenues artificielles et certains bassins industriels peuvent ainsi offrir de nouvelles opportunités de développement. Cependant, la disponibilité d’une surface d’eau importante ne suffit pas à garantir la faisabilité d’une centrale solaire flottante. Chaque projet nécessite une analyse approfondie portant notamment sur :

  • la bathymétrie ;
  • l’hydraulique et l’hydrologie ;
  • la géotechnique ;
  • les systèmes d’ancrage ;
  • l’environnement ;
  • la réglementation ;
  • le raccordement électrique ;
  • les conditions futures d’exploitation et de maintenance.

 

L’absence, l’insuffisance ou la réalisation tardive de ces études peut entraîner des modifications importantes du projet, des surcoûts, des retards administratifs ou remettre en cause sa faisabilité. À l’inverse, une analyse de préfaisabilité complète permet d’identifier suffisamment tôt les principaux risques et d’adapter la conception du projet avant d’engager les phases d’études les plus coûteuses.

Le photovoltaïque flottant repose donc sur une coordination étroite entre les différents métiers de l’ingénierie et de l’environnement. C’est précisément dans cette logique qu’AVEIL accompagne les développeurs, producteurs d’énergie, investisseurs et porteurs de projets photovoltaïques.

Notre bureau d’études mobilise les compétences nécessaires pour intervenir aux différentes étapes du développement d’une centrale solaire flottante : analyse de préfaisabilité, coordination des études techniques, bathymétrie, hydraulique, géotechnique, conception des systèmes d’ancrage, études environnementales, analyse réglementaire ou encore anticipation des problématiques de raccordement.

Cette approche pluridisciplinaire permet de transformer les contraintes techniques et réglementaires du photovoltaïque flottant en paramètres maîtrisés dès les premières phases du projet. Vous développez une centrale photovoltaïque flottante sur une ancienne carrière, une gravière ou un autre plan d’eau artificiel ? Contactez AVEIL afin d’étudier la faisabilité de votre projet et d’identifier les études nécessaires à sa sécurisation.

 

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